La fille qui écrit

  • : Des "bouhh" de tout, de rien, de rien du tout ?
  • bouhh-che-ouverte
  • : journalintime
  • : 17 ans à mon actif, ex-élève de Tle S tout juste bachelière, apprentie danseuse le mercredi, pseudo commédienne le jeudi, baby-sitteuse passionnée et future prof des écoles, chocolat addicte, gourmande quotidienne, commère et naïve à plein temps, perfectionniste chronique, ennemie du réveil-matin, célibataire frustrée à mes heures perdues... et j'en passe ! Bienvenue sur ma p'tite page aussi passionnante soit-t-elle !
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Ma Bibliothèque

Jean Anouilh : "Antigone" ** 

Frédérick Beigbeder : "Au secours pardon" ***
 
Plum Sykes : "Blonde Attitude" ***
 
Françoise Sagan : "Bonjour tristesse" ***
 
Annie Proulx : "Brokeback Mountain" ***
 
Virginie Despentes : "Bye Bye Blondie" *****
 
Voltaire : "Candide" *
 
Berlie Doherty : "Cher inconnu" ***
 
Josiane Balasko : "Cliente" ***
 
Stephen King : "Dolores Claiborne" ****
 
Patrick Cauvin : "E=mc2 mon amour" *****
 
Anna Gavalda : "Ensemble, c'est tout" *****
 
Guillaume Musso : "Et après..." ****
 
Marc Lévy : "Et si c'était vrai..." ****
 
Alexandre Jardin : "Fanfan" ***** 

Lolita Pille : "Hell" ****
 
Amélie Nothomb : "Hygiène de l'assassin" *****
 
Kressmann Taylor : "Inconnu à cette adresse" ** 

Paul Marchand : "J'abandonne aux chiens l'exploit de nous juger" ***
 
Patrick Cauvin : "Jardin fatal" ***
 
Anna Gavalda : "Je l'aimais" ** 
 
Anna Gavalda : "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" ***
 
Fred Vargas : "Jeux de l'amour et de la mort" ***
 
Boris Vian : "J'irais cracher sur vos tombes" *****
 
Emile Zola : "La Bête Humaine" ***
 
Anna Gavalda : "La Consolante" *****

Richard Seff : "La Décadance" ***
 
Leslie Bedos : "La Gauchère" **
 
Tracy Chevalier : "La jeune fille à la perle" *** 

Michel Houellebecq : "La possibilité d'une île" ****
 
Marc Lévy : "La prochaine fois" **
 
Prosper Mérimée : "La Vénus d'Ile" *
 
Han Nolan : "La vie blues" **
 
Helen Fielding : "L'âge de raison" ***
 
Yann Queffélec : "L'amante" **
 
Patrick Cauvin : "L'amour aveugle" ***** 

Barbara Taylor Bradfort : "L'amour est ailleurs" ***
 
Françoise Prévost : "L'amour nu" ***
 
Boris Vian : "L'arrache-coeur" ****
 
Molière : "Le Bourgeois gentilhomme" ** 

Anne-Sophie Brasme : "Le Carnaval des Monstres" ***

Sylvie Testud : "Le Ciel t'aidera" *****
 
Emmanuelle Laborit : "Le cri de la mouette" ***
 
Alain Fournier : "Le Grand Meaulnes" **
 
Helen Fielding : "Le journal de Bridget Jones" ****

Régis de Sa Moreira : "Le Libraire" ****
 
Anne Bragance : "Le lit" *** 

Jean Teulé : "Le Magasin des Suicides" ***
 
Edgar Poe : "Le masque de la mort rouge" **
 
Honoré de Balzac : "Le Père Goriot" ***
 
Alexandre Jardin : "Le petit sauvage" *****
 
Marie-Sabine Roger : "Le quatrième soupirail" **
 
Alexandre Jardin : "Le Zèbre" ***
 
Tahar Ben Jelloun : "L'enfant de sable" **
 
Virginie Despentes : "Les chiennes savantes" ****
 
Virginie Despentes : "Les jolies choses" ****
 
Philippe Besson : "Les jours fragiles" *
 
Yann Queffelec : "Les Noces Barbares" *****
 
Cyril Collard : "Les Nuits fauves" ***
 
Sophie Kinsella : "Les petits secrets d'Emma" ***
 
René Frydman : "Lettre à une mère" ***
 
Maggie Robb : "Ma meilleure ennemie" **
 
Alexandre Jardin : "Mademoiselle Liberté" ****
 
Tonino Benacquista : "Malavita" *** 

Nicolas Rey : "Mémoire courte" ***
 
Amélie Nothomb : "Mercure" ****
 
Thierry Jonquet : "Mygale" *****
 
Marc Lévy : "Où es-tu ?" ****
 
Patrick Cauvin : "Pythagore, je t'adore" *****
 
Elizabeth Young : "Que la meilleure gagne" ** 

Amanda Trimble : "Recherche escort-girl... et plus si affinités." ***
 
Anne-Sophie Brasme : "Respire" *****
 
Justine Lévy : "Rien de grave" ****
 
Patrick Cauvin : "Rue des Bons-Enfants" **** 

Guillaume Musso : "Sauve-moi" ****
 
Marc Lévy : "Sept jours pour une éternité" *** 

Guillaume Musso : "Seras-tu là ?" **
 
Jean Molla : "Sobibor" *
 
Amélie Nothomb : "Stupeurs et tremblements" ****
 
Patrick Cauvin : "Tout ce que Joseph écrivit cette année-là" *** 

Nicolas Rey : "Treize minutes" *****
 
Isabelle Alexis : "Tu peux garder un secret ?" *** 

Francesca Clementis : "Un tout petit mensonge" **
 
Nicholas Sparks : "Une bouteille à la mer" ** 

Blandine Le Callet : "Une pièce montée" ****
 
Guy de Maupassant : "Une vie" ****
 
Marc Lévy : "Vous revoir" *** 

Frédérick Beigbeder : "99 Francs" *****

Mercredi 12 mars 2008
 
*

___Il entra dans la pièce glauque où j'excerçais depuis déjà plusieurs heures. Il devait savoir qu'il me trouverait là-bas. Moi et mes lèvres ourlées, moi et mes yeux de biche, moi et mon corps libertin. C'était à tout cela qu'il rendait visite, ou bien peut être à moi-tout-court.  Il arrivait avec le monde à bout de bras et de l'amour dégoulinant des poches de son jean. Et moi j'étais là, farouche et pourtant lascivement allongée dans un lit à baldaquin. J'attendais qu'il m'approche, me parle. Pourquoi était-il revenu ? Il n'était plus si beau : ses traits affichaient une immense fatigue, son corps tout entier avait forci et son sourire paraissait moins éclatant. Mais je lisais dans son regard l'appaisement que lui procurait le simple fait d'être là. Nous étions en suspension. Les souvenirs affluaient et transpiraient de cet être brûlant, presque dangeureux. On s'était tant aimé dans ce lit. Celui qui étouffe aujourd'hui le plaisir de ces hommes de passage. Oh oui, on s'est aimé, de toutes nos forces et en plein jour. Et à présent nous nous faisions face, scrutant l'autre telles deux bêtes sauvages, prêtes à bondir au moindre geste. A la façon dont il me prit dans ses bras, je sus qu'il avait besoin de moi. Son tourment devenait palpable au fur et à mesure qu'il m'embrassait, accrochant ses lèvres aux miennes comme pour s'empêcher de couler. Ses mains soucieuses redécouvraient mon corps déjà dénudé et je m'abandonnais sans craintes à ses caresses subtiles. Il me cajola avec une infinie douceur, comme si j'étais devenue soudain une fillette chétive et maltraitée. Alors que mes yeux le couvait, je sentais naître en moi une vague de tendresse, qui ne tarda pas à me submerger toute entière. 
___Aucun mot n'avait encore été prononcé lorsque, telle une plainte, il me souffla que j'étais belle. J'eus alors envie de lui faire l'amour, comme autrefois. Je ne savais ni pourquoi ni comment il était revenu ce jour là dans cette pièce où nous nous étions connus mais je désirais soudain
 vivre cette nuit comme la dernière en sa présence. Et profiter de chacun de ses centimètres carré que j'avais encore la possiblité d'aimer. Je souhaitais que dans mes bras, il dérobe un peu de son innocence perdue. Je souhaitais simplement que dans mes bras, il soit heureux, et qu'il ne pense plus qu'à ça. Suite à notre jouissance simultanée, il vint m'offrir un long baiser teinté de gratitude puis je le vis se lever et se diriger vers la porte. Il s'en allait, et moi je restais impassible alors que mes entrailles se disloquaient. Je fuyais son regard, évitais l'ultime déchirement. Quand mes yeux se risquèrent en direction du seuil, ils ne découvrirent qu'un petit billet, délicatement déposé sur le sol.



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par _Camille_

Dimanche 4 mars 2007
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Elle craint les regards.
Elle marche tête baissée.
Elle dort sur le ventre.
Elle vit sous silence.
 
Il craint les adultes.
Il marche pieds en l'air.
Il dort en foetus.
Il vit dans son monde.
 
Il l'aperçoit.
Il a mal.
Elle est belle.
Il l'appelle.
Elle s'arrête, le regarde.
Elle a peur.
 
Elle pleure. 
Il a compris.
"C'est fini".
Elle sait.
 
Que font-il là ?
Seuls sur un trotoir.
Deux âmes perdues dans l'étendue.
C'est leur espoir.
Leur tendresse, leur détresse.
Leur histoire.
 
Ils se sont trouvés.
Ils vont s'aider.
Ils vont s'aimer.
 

par _Camille_

Vendredi 2 février 2007

 

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Des yeux verts et malicieux en amande, une chevelure blonde entre le court et le "mi-long" qu'il ne coiffe pas volontairement, le mec "in" emmène sa copine voir un cabaret d'impro. Pas plus vieux que 19 ans, et un sourire charmeur a rendre dingue la gent féminine, le mec "in" n'est pas victime de ce fléau touchant essentiellement les adolescents : l'acnée. Une gueule d'ange, en somme. Pantalon crème avec ourlets apparents, qu'il porte taille basse, retenu par une ceinture en cuir, le mec "in" fume distraitement, adossé à un mur, en attendant que le spectacle commence. Il porte un polo rayé vert, rose et blanc, un chèche noir ainsi que des chaussures marrons en daim sensées être démodées, style "fils à papa". Le mec "in", un peu efféminé, l'air rêveur et mystérieux. Sa copine est une jolie blonde au visage fin et aux cheveux négligeamment attachés. Beau sourire, légèrement maquillée, petite veste en velour sombre, jupe noire, collants classes et originaux, bottes vertes fonçées à talons style Santiags et sac à bandoulière noir à pois turquoises. Elle est amoureuse, ça se voit. Lui est moins démonstratif, il paraît détaché. Le mec "in" est sûrement un brillant étudiant. Il possède sûrement un petit appart' dans les vieux immeubles bourgeois du centre ville. Il y est rarement seul. Il y invite ses nombreuses petites amies. Il sait y faire aux jeux de l'amour, mais fait souffrir ses jolies nymphes. Le mec "in" est conscient de son succès, et met en avant sa culture, qui n'est peut être finalement, qu'un artifice. En fait, ce mec habitué des bars branchés est sûrement un môme capricieux, égoïste et moins complexe qu'il le laisse paraître. Un "bobo", comme on dit. Déjà.

 

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par _Camille_

Vendredi 22 septembre 2006

Il est amoureux / Elle a rompu / Elle lui manque / Il souffre en secret / Elle ne l'aime plus / Elle en aime un autre / Il est jaloux / Il vit d'espoirs en désespoirs / Elle croit qu'il est son ami / Il ne rêve que d'elle / Elle ne se doute de rien / Elle parle de leurs souvenirs communs / Il est heureux qu'elle se souvienne / Il est nostalgique / Il respire son odeur / Elle rit avec lui / Il rit avec elle / Il n'espère que son retour / Il ne laisse rien montrer / Elle est très à l'aise / Elle fume / Il pleure quand il est seul / Il l'aime toute entière, de toute son âme, de tout son coeur / Elle cherche ailleurs /  Elle ne voit rien / Elle ne le voit plus / Elle a passé de bons moments / Il la regrette / Il ne veut rien oublier de leur histoire / Il l'écrit dans les moindres détails / Il est un peu taré / Elle n'est pas jolie / Il la trouve si belle / Elle a eu d'autres aventures / Il ne peut passer à autre chose / Elle lui fait son regard d'amoureuse / Il espère / Il perd la tête / Il est fou d'elle / Elle n'en vaut pas la peine, qui sait ? / Elle est quelqu'un de bien / Elle est intelligente, drôle, tendre, torturée, si belle / Il est amoureux / Elle aime quelqu'un d'autre / Il recherche cette place unique dans son coeur / Elle est attachée à lui / Elle en aime un autre / Il crève de ne plus vivre à ses côtés / Il veut l'embrasser, la serrer, la couvrir de tout l'amour qu'il a à lui donner / Il est frustré / Elle ne l'aime plus / Elle en aime un autre / Il se tue.  ]

 

 


par _Camille_

Vendredi 1 septembre 2006

Tel que vous me voyez là, je marche en direction du Monoprix. Depuis que je suis tout petit, je ne jure que par Monoprix. J'aime ses allées, ses caissières jeunes et jolies, ses caissières vieilles, moches mais gentilles, j'aime son rayon entier consacré aux cornichons, l'ambiance un peu particulière et l'allure des clients avec leur petit panier rouge ridicule.

J'aime moins les jeunes couples tout sourires devant l'étalage des préservatifs. Ça fait deux semaines que je ne peux plus les voir ceux-là.

Le couteau dans la plaie comme on dit.

Me voilà moi aussi avec mon panier rouge à errer dans les rayons, un moyen comme un autre de passer le temps. Au moins, y'a de la vie, je croise du monde, parfois on m'adresse quelques mots et puis, le Monoprix, c'est comme ma deuxième maison ! D'ordinaire, j'ai tout juste de quoi nous acheter deux canettes de soda mais aujourd'hui, je suis plein aux as alors on va pouvoir se faire plaisir.

J'vais pouvoir me faire plaisir, voilà, c'est ça.

Qu'est-ce qui lui aurait fait plaisir pour le quatre heure ? Qu'est-ce qui me ferait plaisir ? J'adore les chips. Bon, pour goûter ce n'est pas l'idéal mais j'aime ça, moi j'aime ça oui, oui, j'aime !, je vais prendre ça. Je me régale d'avance hum, j'aime tellement les chips, j'ai l'eau à la bouche, je salive, je salive, je... j'éclate.

Et c'est à ce moment là que Madame Lebrun se rendit au rayon des gâteaux apéritif et vit ce grand garçon accroupi, la tête dans ses genoux, sanglotant comme un bébé.

- "Ça va pas ? Qu'est-ce qu'il y a ?" - reniflement - Elle lui caressa tendrement les cheveux comme une mère l'aurait fait.

- "C'est... c'est..." - reniflement puis silence -

- "C'est pas grave, ça va passer..."

- "Non... ça va pas passer, elle est partie, elle est partie, partie... et je sais même pas pourquoi et si elle m'a oublié, et si elle a oublié tous les moments passés ensemble, si elle a rayé ça de sa tête, je suis quoi moi, j'en fais quoi moi de... de tout ça ? hein dîtes-moi j'en fais quoi ? j'en fais quoi ?"

Madame Lebrun me répondit rien, elle ouvrit simplement le paquet de chips qui gisait au sol et lui fit manger ces fines tranches de pommes de terres frites à l'huile qui semblait l'appaiser doucement. D'une caresse sur la joue, elle tenta de calmer ses spasmes et se surprit à ramasser les morceaux d'un tout jeune coeur déjà souffrant.


par _Camille_

Samedi 26 août 2006

Il était temps ! Ça devenait urgent... Je déborde, je viens me répandre. Je déborde de joie, je déborde de larmes, de bonheur et de tristesse, de souvenirs, de regrets. Je déborde d'espoir, de désespoir, d'amour et de nostalgie. Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit, peut être que ça y fait aussi. Ça remue tellement là-dedans, et je sais pas pourquoi c'est si important. Mais c'est cette phrase, c'est ce que ça dit... "J'le pense pas Camille, j'le sais." Ça me prend au ventre, ça monte parfois. Toi et Moi.

J'ai pas honte de mes sentiments, j'ai aimé et j'ai pas oublié... même si je fais peut être pitié. -


-  C'est juste que ça me tient à coeur, je garde le bonheur et heureuse qu'on soit deux  -


par _Camille_

[ En Aparté ]


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 " On connaît le bonheur paraît-il, au bruit qu’il fait quand il s’en va... "

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